Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Ange Patrick AKANZA de la Côte d’Ivoire

Il s’appelle Ange Patrick AKANZA, mon frère ivoirien, très sympathique. Nous avons partagé ensemble de très bons moments à Dakar. « Le Chat », son surnom du YALI, lui va très bien. Il est calme, motivé et sait très bien où il va. Il a choisi de nous parler de lui et de ses ambitions.

 

Qui est Ange Patrick AKANZA?

Ange Patrick AKANZA est un jeune ivoirien de 30 ans, Responsable Marketing et Communication chez GREEN COUNTRIES. Deuxième né d’une famille de 5 enfants , je suis actuellement célibataire sans enfant.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

J’ai pu comprendre que j’avais du potentiel et qu’il me fallait l’exprimer au plus haut niveau et au delà des frontières de la Côte d’Ivoire.

En quoi consiste ton projet ?

L’objet principal de notre projet est la valorisation des déchets alimentaires pour la création d’une usine de compostage à usage agricole. Le constat est que plus de 50% des déchets produits en Côte-d’Ivoire en général et plus particulièrement dans le district d’Abidjan sont de nature alimentaire (environ un million de tonnes par an). Leur traitement demeure encore un « casse-tête » pour les autorités politiques et les collectivités locales qui ne cherchent qu’à les éliminer. Pourtant le traitement des déchets alimentaires ne consiste pas uniquement en leur élimination donc à l’assainissement de la nature, mais aussi en leur mise en valeur. Ils sont transformés en engrais, donc à la création d’une valeur pour l’économie. Par conséquent, ces produits peuvent intéresser d’autres secteurs économiques dont l’agriculture, plus précisément l’agriculture biologique et l’agriculture familiale. GREEN COUNTRIES a donc décidé de créer ce concept innovant pour mettre fin et de façon durable au désordre qui règne depuis belle lurette dans la gestion des déchets alimentaires à Abidjan. L’activité consiste en la collecte des déchets alimentaires dans les espaces de grande distribution, les hôtels, les restaurants, les cantines, les lieux de consommation massive. La fabrication du compost suivie de sa vente aux coopératives agricoles, aux vivriers et pour soutenir l’agriculture familiale.

En tant que jeune leader africain, quel changement AKANZA voudrait apporter à l’Afrique?

Le changement que j’aimerais apporter est de permettre aux jeunes africains de rêver plus grand. En effet, les difficultés que rencontrent les jeunes sur le continent ont refroidi leurs ardeurs et par conséquent les ont conduit à se contenter du peu. Je veux leur faire comprendre que l’avenir de ce monde se jouera en Afrique. Donc chaque jeune Africain doit s’armer de courage et apporter sa modeste contribution dans le développement de notre chère Afrique.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

J’ai du mal à définir mes ambitions futures car il y a trop de choses à faire en Afrique. C’est un continent vierge avec ses problèmes et ses opportunités. Dans tous les cours d’entrepreneuriat que j’ai eu à faire, les professeurs m’ont dit qu’un entrepreneur identifie un besoin et apporte une solution. Si je pars donc de ce constat, c’est que naître en Afrique est un bonheur car les problèmes et les besoins nous en avons tous les jours. Ainsi, de très grandes opportunités nous sont offertes pour développer notre Afrique.

Parle nous de ton pays

La Côte d’ivoire est un pays d’Afrique occidentale baigné par le golfe de Guinée, elle a une superficie de 322 460 km². Frontalière avec le Liberia et la Guinée à l’ouest, le Mali et le Burkina Faso au nord et le Ghana à l’est. Sa capitale économique est Abidjan. Le pays du Nouchi, c’est un élément essentiel de la culture abidjanaise. Argot mêlant le français et différentes langues parlées en Côte d’Ivoire (dioula, baoulé, bété, attié…), il est désormais présent dans toutes les sphères de la société. De la rue aux salons feutrés des grands hôtels, des médias classiques aux réseaux sociaux, des milieux d’affaires au monde politique… Tout le monde parle Nouchi.

La Côte d’Ivoire est aussi le pays du Garba, un plat populaire à base de semoule de manioc accompagné de thon. Il est essentiellement vendu dans de petites échoppes de rue généralement tenues par des hommes.

N’oublions pas le coupé-décalé, ce genre musical apparu dans les années 2000 et originaire de la Côte d’Ivoire. Il est né de l’expression « coupé-décalé-travaillé », il s’inscrit dans le mouvement culturel plus global qu’est la sagacité.

C’est enfin le pays de Didier Drogba, plus qu’un simple joueur de football, il est une idole en Côte d’Ivoire. Le capitaine des Éléphants dépasse les clivages ethniques ou politiques. Il est l’un des meilleurs joueurs et attaquants de sa génération.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent

Je voudrais que les lecteurs retiennent que l’Afrique est un continent immensément riche. Chaque jeune africain doit se sentir concerné par le développement du continent en se mettant au travail. Car il n’y a que par le travail, l’union et la discipline que nous sortirons l’Afrique du sous développement pernicieux et rampant.

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Thierry Didier KUICHEU
Jeune camerounais, vivant à Yaoundé au Cameroun. J'aime bien partager et découvrir. Je suis contractuel d'administration et cela me permet de voir certaines réalités de mon pays qui m'édifie et me donne envie de m'exprimer pour pouvoir faire bouger les choses. En tant que jeune, j'aime bien m'amuser aussi et sortir de temps en temps ou faire des petits voyages.

1 commentaire sur “Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Ange Patrick AKANZA de la Côte d’Ivoire

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