Diane KORE

Portrait d’entrepreneur numérique en Afrique: Entretien avec Diane KORE de la Côte d’Ivoire

Une des folles de la session 7 du CRL YALI-Dakar, Diane KORE, ma soeur ivoirienne. Elle nous a bien enjaillé pendant notre séjour. Au restaurant du CESAG, on se souvient encore de ses cris et de ses animations. Jeune leader dynamique et surtout divergente, elle a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Diane KORE ?

Bonjour l’Afrique, je réponds au nom de KORE Diane Natacha Amandine. Je suis née à Tiassalé, une petite ville de la Côte d’Ivoire. Diane KORE est  Étudiante en Master 1 de Droit Privé à l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody (Abidjan). Egalement volontaire à la Croix rouge section Cocody, membre d’Aiesec Cocody, deuxième secrétaire adjointe G54 coordination Cote d’ivoire. Sans oublier Actrice de cinéma » Lady Dee » et une grande amoureuse des histoires qui ont force de transporter n’importe quel individu dans une autre dimension (œuvres romanesques). Un amour que je nourris depuis ma petite enfance. C’est justement cette passion pour les écrits qui m’a donné le privilège de participer à la septième Session du CRL YALI DAKAR pour le programme Business and Entrepreneurship.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Le YALI m’a appris beaucoup de choses. Pour commencer, j’ai appris à me faire plus  confiance, à croire en mes potentialités ce qui revient à dire à ne plus me sous-estimer. J’ai appris que la peur de l’échec me faisait plus de mal que de bien et qu’ il fallait que je repousse mes limites. D’ailleurs les échecs enrichissent mieux que les réussites.

Ensuite, sur le plan du développement personnel, j’ai appris que j’étais DIVERGENTE, cela explique beaucoup de choses (rires). J’ai compris que je ne devais plus me contenter de satisfaire ma petite personne mais je devrais poser des actions qui auront des impacts positifs dans la communauté africaine (j’y travaille). Enfin, il y a un héritage que le YALI m’a légué, c’est de connaître 228 personnes en cinq semaines, désormais je n’ai plus une seule nationalité mais 16. C’est le bien le plus précieux à mon sens, un grand bonheur.

En quoi consiste ton projet ?

A la base, mon projet consistait a faire éditer mes manuscrits par les grandes maisons d’édition de mon pays, puis une fois au YALI, en échangeant avec certains participants qui m’ont donné quelques conseils qui se sont avérés utiles et véridiques, j’ai décidé de faire de l’édition…  En d’autre terme, je suis passée de l’envie de faire éditer mes œuvres à celle d éditer des plumes inconnues qui périssent dans l’ombre. Mon projet est de créer une maison d’Édition numérique que j’ai nommé « les Éditions ATALIA ».  C’est mon premier bébé (sourire).

En tant que jeune leader africain, quels changements voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Avant d’être alumni du YALI Dakar, je n’étais qu’une simple étudiante lambda qui ne se contentait que de satisfaire sa petite personne. C’est un genre de comportement à bannir. Pour cela, il faudrait initier des programmes comme le YALI pour inciter les jeunes africains à plus s’investir dans des causes qui ne leur sont pas forcément profitable. Je prône un changement de mentalité. Supprimer le complexe de la colonisation, cultiver l’amour et la tolérance entre nous africains. Combattre également toutes les formes de corruption. Promouvoir le panafricanisme et le brassage culturel fait partie du changement que je voudrais apporter. Afin de faire exploser les barrières des frontières qui nous ont été imposées.

Quelles sont les ambitions de Diane KORE pour le futur?

Vie spirituelle : être une fervente croyante pour assurer mon paradis (sourire)

Vie professionnelle: être un avocat international de renommée, m’investir d’avantage dans le panafricanisme. Développer mon projet afin d’être un éditeur incontournable dans toute l’Afrique, être une très grande Actrice et non une célébrité.

Situation matrimoniale : Devenir épouse et mère fait partie de mes ambitions. Je veux deux paires de triplés, il faut bien remplacer les disparus de la méditerranée (rires).

Parle nous de ton pays

La Côte d’Ivoire est un pays dont l’économie repose essentiellement sur l’agriculture. Mais c’est également un pays qui porte toujours les séquelles de la rébellion de 2002 et la crise post-électoral de 2010 qui a détruit la cohésion sociale. Fort heureusement, des commissions Dialogues et réconciliations ont été mis sur place pour remettre les compteurs à zéro. Hormis cet aspect sombre qui ne caractérise nullement mon beau pays, comme j’aime bien le dire, il fait bon vivre en Côte d’Ivoire. Numéro 1 en Hospitalité, «on aime l’Homme». L’ivoirien est connu pour son franc parlé (ce sont les camerounais de l’Afrique de l’ouest). Il est téméraire et dédramatise les pires situations.

Sur le plan culturel : Nous avons notre célèbre jargon le NOUCHI, identité culturelle qui nous rend fière. En ce qui concerne les mets: il y en a assez, l’un des plus prisé est le Garba et aussi l’alloco. Comme destination touristique, il y a les cascades de Man et le pont de liane (région montagneuse). Et aussi la basilique Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro, la Baie des milliardaires à Abidjan (Babi) pour ne citer que ceux-ci. Mon pays est une plaque tournante de la musique. Les grands chanteurs africains ont eu leurs débuts en Côte d’Ivoire. Parlant de la musique, on a quatre genres musicaux. Il s’agit du terroir (musique traditionnelle), le youssoumba, le Zouglou (relate faits sociaux) et le Coupe-Décalé (musique urbaine dansante).

Faire un tour en Côte d’Ivoire c’est goûter au Paradis… Connaisseur connaît, GAOU passe !!!!

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent de Diane KORE

Chers lecteurs, retenez que Diane KORE, est une personne en quête perpétuelle d’adrénaline et de nouveauté. J’ai horreur de la monotonie et je suis une aventurière. Adorable pour les uns et emmerdeuse pour les autres. J’ai pour modèle l’afro-américaine Angela Davis. Pour finir, je suis africaine leader qui veut voir les enfants du continent unis comme jamais et voir l’Afrique devenir l’eldorado de demain.

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Thierry Didier KUICHEU
Jeune camerounais, vivant à Yaoundé au Cameroun. J'aime bien partager et découvrir. Je suis contractuel d'administration et cela me permet de voir certaines réalités de mon pays qui m'édifie et me donne envie de m'exprimer pour pouvoir faire bouger les choses. En tant que jeune, j'aime bien m'amuser aussi et sortir de temps en temps ou faire des petits voyages.

1 commentaire sur “Portrait d’entrepreneur numérique en Afrique: Entretien avec Diane KORE de la Côte d’Ivoire

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