Accidents de la circulation : à cause de la route, « tu nous manquerons » 7


Les accidents de la route au Cameroun ont déjà fait plusieurs victimes parmi lesquelles des personnalités, des autorités administratives, des hauts fonctionnaires. Pourtant ces mêmes personnes ont la capacité de faire bouger les choses pour l’amélioration du réseau routier camerounais et contribuer ainsi à la diminution des accidents.

 accident-de-la-circulation

Une des personnalités camerounaises les plus célèbres arrachée à la vie des suites d’un accident de la circulation (même si le décès est survenu quelques jours après l’accident en question) est sans aucun doute Françoise FONING, décédée le 23 janvier 2015 à Yaoundé. Une victime de plus de l’axe Yaoundé-Bafoussam, faisant partie du triangle de la mort au Cameroun (Yaoundé-Douala-Bafoussam). A sa mort, elle était entre autres maire de la Commune Urbaine d’Arrondissement de Douala 5e, et un personnage très connu au Cameroun.

Nous connaissons tous très bien le rôle important que jouent les maires dans le développement local des communes au Cameroun, surtout avec la décentralisation qui permet une gestion décentralisée des ressources. Mama FONING, « tu nous manquerons ». A cause de la route, « tu nous manquerons ».

Curieusement, cette fameuse route de l’ouest, la Route Nationale N°1 reliant Yaoundé à Bafoussam, est jonchée de nids de poule parfois énormes, au point où on pourrait les prendre pour des nids d’autruche (mais ce n’est pas ça qui a causé l’accident de Mama Foning hein, où le motoman là sortait d’où ooooohh ? Lui seul connaît).

Plus sérieusement, revenons sur cette route. Après avoir traversé le pont sur la Sanaga et atteint le Département du Mbam et Inoubou, le calvaire commence avec les nids d’autruche de poule, la chaussée dégradée, etc. Avec tous les risques que ce tronçon comporte, pourquoi rien de « définitif » n’a jamais été fait jusqu’à présent, comme sur le tronçon Yaoundé-Ebebda du même axe ?

exemple de nid de poule sur la route

exemple de nid de poule sur la route

Que font les autorités ? Que font les élites ? Que font les pouvoirs publics ? Les pouvoirs publics, oui vous, c’est à vous que revient cette délicate tâche de veiller au bien être, au confort et à la sécurité des citoyens camerounais sur les routes « nationales ». Toutes ces personnalités, arrachées à la vie par ces accidents de la route, même avec toute leur volonté, ne pouvaient à elles seules changer les choses, et construire (ou améliorer) les routes qui relèvent du domaine public. Sont-ils morts en vain ? J’espère que non, mais de grâce, ayez pitié de nous, ayez pitié de nos vies :

ARRANGEZ LES ROUTES.

Le dernier en date c’est le Sous-préfet de Dibombari dans la Région du Littoral, mort le 4 septembre 2016 des suites d’un accident de la circulation alors qu’il revenait de la finale d’un championnat de vacances de football. Paix à ton âme « Ngomna », ainsi qu’à tous ceux qui ont perdu la vie dans les mêmes conditions.

Avec cette fonction de sous-préfet par exemple, le chef de terre (nom donné à ces autorités au Cameroun, je ne sais pas si c’est aussi le cas ailleurs hein) peut très bien écrire aux ministres concernés pour relever les problèmes présents dans leurs circonscriptions administratives, y compris l’état des routes. Une fois que c’est fait, qu’advient-il ? Vous allez me dire que ces ministres ne peuvent pas résoudre tous les problèmes, mais il est de leur devoir d’essayer de faire quelque chose. Alors, messieurs les ministres, faites quelque chose, sinon des familles pleureront toujours leurs proches.

A cause de la route, « tu nous manquerons » comme Mama FONING.

Ce article est ma contribution dans le cadre de la campagne #StopAuxAccidentsRoutiers initié par les blogueurs camerounais.

Retrouvez dès demain (jeudi 22/09/2016) un nouvel article de cette campagne écrit par le blogueur William TCHANGO sur willtchango.mondoblog.org intitulé Et si ces routes avaient existé ?