Ce premier amour qui n’a duré que… 10 jours
S’il y a bien une chose mémorable qui m’est arrivée quand j’étais lycéen, c’est ma première relation amoureuse, enfin, s’il faut l’appeler ainsi, parce que cela a été aussi court que le tiers d’un mois.
Souvenir de ma vie au lycée
J’étais un jeune garçon timide avec les filles, certainement à cause de mon âge, car j’étais généralement le plus jeune de mes différentes salles de classe pendant mon cursus au lycée. Ce facteur a eu des répercussions sur le fait que je me retrouvais avec des filles plus âgées que moi dans ma classe et donc je n’étais pas de leur classe.
C’est ainsi que j’ai fait une bonne partie du lycée sans draguer une fille. Je me suis révélé réveillé en classe de Première : alors âgé de 15 ans, j’estimais qu’il était temps de me lancer. Surtout qu’à cette période, pratiquement tous mes potes avaient une copine ou en avaient déjà eu.
J’ai décidé de me lancer
Comme mon niveau n’était pas en Première, j’ai jeté mon dévolu sur les élèves de la classe de 3e. C’est ainsi que par l’entremise d’un pote, j’ai abordé une jeune demoiselle prénommée Victorine, qui avait pour petit nom Vicky. Elle avait déjà une petite expérience dans cette affaire de copain-copine et moi j’étais un novice qui faisait ses premiers pas dans ce monde inconnu.
Après quelques échanges au fil de quelques jours, nous avons fait connaissance progressivement. Puis vint le moment où elle m’a dit de lui poser la fameuse question : Veux-tu être ma petite amie ? Question à laquelle elle a répondu oui avec un sourire qui, maintenant que je me souviens, signifiait plutôt autre chose. Nous étions un vendredi et ma première relation amoureuse pouvait commencer.

Ma première go, quel souvenir de jeunesse marquant !
Que savais-je de l’amour ? Rien du tout. C’était un sentiment étrange pour moi. Etais-je donc amoureux d’elle ? Dieu merci je ne l’étais pas, du moins c’est ce que je pensais. Pourtant mon premier goumin (déception amoureuse) se profilait à l’horizon et devait arriver beaucoup plus tôt que ce que je pouvais imaginer.
La semaine qui suivait, je me rendais dans sa salle de classe à la moindre occasion et nous passions du temps ensemble. Petite nouveauté, on se saluait maintenant en se faisant la bise. Un signe qui en disait long pour moi, j’étais dans la cour des grands. Cette semaine-là, je l’ai également emmenée à la maison, le mercredi après les cours. Je l’ai présentée à ma mère comme étant une amie. Ma mère avait compris ce que cela signifiait mais elle n’a rien dit. Il est important de préciser que ma mère était une véritable grande sœur, amie, confidente et d’un soutien incommensurable dans mes différentes relations amoureuses. C’est fou comme elle me manque.
Pour revenir à ce mercredi, j’ai passé un petit moment avec Vicky à la maison. Je lui ai fait découvrir les photos souvenirs de la famille à travers les albums photos, en m’attardant beaucoup plus sur les photos où j’apparaissais. Ce moment était le plus intéressant de notre après-midi. Puis je l’ai raccompagnée et elle a pris un taxi pour rentrer.
Tout allait bien jusqu’à ce que…
Les jours qui ont suivi, j’était comme sur un petit nuage. Nous passions du temps ensemble au lycée pendant la pause et même après, en attendant que son prof n’arrive. Si ça ne dépendait que de moi, j’allais même faire cours dans sa salle de classe pour rester auprès d’elle.
Puis vint le lundi (et je n’aimais pas le lundi quand j’étais au lycée), qui représentait le dixième jour de notre relation. Et là, pendant la pause, elle m’annonce, sans aucun signe annonciateur, qu’elle met un terme à notre relation.

Hein ! Un terme comment ? Une histoire (d’amour) qui ne faisait que commencer, comment pouvait-elle prendre fin maintenant ? Je n’étais pas prêt, je ne m’y attendais pas. Comment vais-je réagir ? Pleurer, m’enfuir, dire non ? Pendant que je me posais toutes ces questions dans ma tête, elle n’était plus avec moi et était déjà retournée dans sa salle de classe.
Je n’en revenais pas. Qu’est ce qui n’avait pas marché ? J’ai trouvé le chemin interminable entre sa salle de classe et la mienne. Mais je suis finalement arrivé dans ma salle de classe, après un parcours comme celui d’une épreuve d’immunité de Koh Lanta. Ravi de retrouver mon banc sur lequel je pouvais essayer de retrouver mes esprits. J’ai vite fait d’expliquer la situation à ma voisine de banc, qui m’a rassuré en me disant que ça va passer et que je vais oublier progressivement.
Après avoir digéré mon goumin quelques semaines plus tard, j’ai décidé de me venger et c’est ainsi que je suis allé draguer une fille qui était dans la même classe que Vicky. Mais ça, c’est un autre souvenir de jeunesse que je vous raconterai peut-être une autre fois.
Cet article est rédigé dans le cadre de la campagne d’articles de blog organisée par l’Association des Blogueurs du Cameroun, à l’occasion de la 59ème édition de la Fête Nationale de la Jeunesse.
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